Syndicat des Journalistes de la Presse Périodique

Les Coups de coeur de Nadine. Janvier 2017

Le Forum sur l’eau à "Libération". L'eau-delà de l'eau. L'eau une ressource pour le jardin. Écologie et nourritures ...

FORUM EAU. QUAND L'EAU REVELE LE MOINDE

Innovation, inégalités, gouvernance, climat.
Un Forum sur l’eau à eu lieu le samedi 14 janvier au siège de la rédaction de "Libération". Une journée de débats avec  une quinzaine d’intervenants, tous concernés par l’eau : Brice Lalonde, Saskia Sassen, Yannick Jadot, Marie Tsanga-Tabi, Antoine Frérot, Michèle Pappalardo, Michel Lesage, Célia Blauel, Gilles Bœuf, Nathalie Dörfliger, Lamya Essemlali, Alain Boinet, Céline Gilquin, Laurent Labeyrie, Franck Galland.
Quatre thèmes ont été abordés ;  L’eau un bien comme les autres ?, L’eau-delà, Géopolitique de l’eau, Eau et climat.
L’eau naturelle est un bien commun qui appartient à l’humanité. Accéder à l’eau potable est un bien nécessaire à la vie de l’homme. Pour transformer l’eau en eau potable, il faut du travail, et cela à un coût. L’eau c’est la vie. L’eau est un patrimoine de l’humanité.
La France est un des rares pays, où on peut ouvrir le robinet 24h/24h, alors que dans d’autres pays, il faut 3 à 4 h par jour pour chercher de l’eau (au Congo par exemple).
La Belgique est un grand défenseur de l’eau.
En Guadeloupe, il y a une crise d’eau (des hôtels sont fermés).
Le Maroc a une insuffisance d’eau, donc problème d’agriculture et d’alimentation.
La moitié de l’humanité n’a pas accès à l’eau potable ! L’eau est une question planétaire.
La forêt est une alliée de l’eau, elle retient l’eau, si il y a trop de déboisements, il n’y a plus d’eau. La moindre sècheresse peut-être catastrophique.
Une inondation provoque une pollution incroyable.
Une canicule entraine des problèmes avec le nucléaire (énorme consommation d’eau) .
L’agriculture intensive utilise beaucoup trop d’eau.
L’industrie minière est le deuxième consommateur d’eau (l’extraction du cuivre nécessite une immense quantité d’eau).
Tous les problèmes qui se passent dans les autres pays arriveront aussi chez nous, tout étant lié.
La demande en eau explose pour les humains, mais elle sert aussi aux animaux (sauvages), aux plantes, à la nature. D’où l’importance de protéger la biodiversité.
Si l’océan meurt, nous mourrons !
L’eau c’est L’océan.
La vie marine fait vivre l’océan.
Donc sauver les espèces marines, c’est sauver l’océan qui peut mourir !
Il y a urgence !
Il est important d’agir maintenant et le plus vite possible !
Il est impératif de faire le maximum pour ne pas polluer l’eau.
L’eau est vivante. Elle est fragile, essentielle, nécessaire.
Quelques propos recueillis lors des débats.

 


Pour plus d’informations voir "ForumEau"

L’EAU-DELA DE L’EAU. DE L'AUTRE COTE DU MIROIR DE L'EAU

Jacques Collin est ingénieur dans le milieu du pétrole. A 56 ans, il quitte l’or noir, pour l’or bleu. C’est un changement de vie radical. Un chemin initiatique.
Avec des visualisations positives, il trouve la maison de ses rêves, et en bonus, une source d’eau de toute pureté. C’est en buvant cette eau, qu’il se rend compte de tous ses bienfaits.
Il écrit un premier livre, L’eau, le miracle oublié où il explique comment l’eau aide mentalement, physiquement, et intellectuellement.
Il poursuit sa quête sur l’eau (avec les travaux de chercheurs tels que J. Bevensite et R. Dutheil).
Il écrit un second livre, L’insoutenable vérité de l’eau ( sur l’eau du corps).
Puis, ce troisième ouvrage, où il explique : "L’eau est une des plus grande énigme de l’univers. Boire de l’eau, c’est recevoir dans notre corps toute la connaissance de l’univers. Notre cerveau contient plus de 90 % d’eau et nous sommes constitués, en poids, de 70 % d’eau. L’eau est omniscience. Elle est la matrice de notre naissance et la compagne de notre vie. Nous ne pouvons pas vivre sans elle."
Jacques Collin répand "le message de l’eau" de conférences en séminaires, depuis de nombreuses années : "Rendons hommage à l’eau originelle d’où est apparue la vie, dans elle, demeure notre mémoire océanique, nous sommes tous des enfants de l’océan."
"Rien de ce qui est vivant ne peut naître et survivre sans eau".

Jacques Collin, L'eau-delà de l'eau. De l'autre côté du miroir de l'eau, Edition Guy Trédaniel, 2011.

 

L’EAU UNE RESSOURCE PRECIEUSE POUR LE JARDIN

La FNMJ (Fédération Nationale des Métiers de la Jardinerie) et Patrick Lorie (Président) ont eu très à cœur de réaliser ce livre très instructif suite aux sècheresses, pour rappeler que "toutes les plantes ont besoin d’eau pour vivre, qu’il est nécessaire de lutter contre le gaspillage et d’œuvrer pour la protection de l’eau".
Jean-Marc Bournigal (Président de l’IRSTEA) souligne dans l’éditorial : "L’avenir de l’eau passe par la préservation de cette richesse collective, en adoptant de nouvelles cultures plus économes".
Un livre pour les amateurs de jardinage, illustré de jolies photos en couleur.
"A l’échelle cosmique, l’eau est plus rare que l’or",  Hubert Reeves

Patrick Mioulane, L'eau une ressource pour le jardin, FNMJ. Consulter le livre sur le site de la Fédération Nationale des Métiers de la Jardinerie.

 

ECOLOGIE ET NOURRITURES

Quels défis pour demain ?
Un  dialogue entre Corine Pelluchon (Professeur de Philosophie à l’université Paris-Est-Marne-La-Vallée, Spécialiste de philosophie morale et politique et d’éthique appliquée) et Michel Serres (Membre de l’Académie Française, philosophe, historien des sciences et homme de lettres) a eu lieu en janvier au Press-Club de Paris avec Sens Agency . Le débat porte sur la crise environnementale actuelle. Ils expliquent que l’écologie peut-être une autre façon d’envisager le partage des richesses de la terre et que le respect des animaux fait parti de l’humanisme. Michel Serres évoque le fait qu’au début de sa vie, il y avait 3,5 milliard d’humains, et que ce chiffre a doublé ! Il y aura donc un réel problème de nourriture. Ce n’est pas une question de quantité, mais de partage.
Corine Pelluchon rappelle qu’il y a 2 milliards de gens en malnutrition, 3,5 milliards qui souffrent de la faim (leurs céréales produits sont exportés pour produire de la viande). Le coût de la production de viande nécessite beaucoup trop d’eau. Chaque personne qui consomme de la viande a un impact politique et responsable de la nourriture des autres ( nous sommes co-acteurs responsables).
Michel soulève le problème de la spéculation boursière sur les produits alimentaires. Une solution serait d’enlever les céréales de base de la bourse.
Corine  parle de la nécessité d’améliorer la condition animale, en vue de respecter les générations futures , ainsi que la vie des autres existences, l’eau, l’air, la nature. L’écologie devrait devenir une discipline.
Michel explique que l’écologie est une science très difficile. Le problème c’est de passer à l’action.
Corine rappelle à quel point il y a urgence ! En ce qui concerne le réchauffement climatique, il y a bientôt un point de non retour, avec toutes les conséquences géopolitiques que cela implique (réfugiés, eau, survie). Nous sommes la dernière génération à pouvoir passer à la pratique.
Une solution est de consommer autrement, d’être plus sobre dans les modes de vie, en gaspillant moins. La nature n’est pas une poubelle. Il est important de la respecter. Les paysages nourrissent notre vie.
Corine a écrit un nouveau livre, Manifeste animaliste, politiser la condition animale en sacrifiant ses vacances. Elle est devenue végan, quand elle a ouvert les yeux sur les souffrances animales. Elle s’est inspiré de Lincoln. C’est une cause très difficile à défendre. Il y a des demandes en produits non animaliers, il faut innover. Il faut en finir de la captivité des animaux sauvages, des cirques avec animaux, des delphinariums, des corridas qui sont des sévices graves sur un être.
Michel dit que l’analyse de Corine est justifiée. Mais très difficile à mettre en place.
Corine soulève le problème des produits tout prêt avec beaucoup trop d’emballages, qui produisent une énorme pollution. Il faut cuisiner autrement, des céréales, des légumes qui sont tellement meilleurs pour la santé et provoquent moins de maladies et d’obésité. Corine clôture en disant qu’il faut continuer, on ne sait jamais ce qui peut être entendu, et Michel était très content d’avoir été présent.

Corine Pelluchon, Manifeste Animaliste, Alma éditeur, 2017. Voir aussi Les Nourritures. Philosophie du corps politique, Seuil, 2015. Michel Serre, La légende des Anges, Champs Essais, 2010.

Nadine Adam

Photographies : Michel Pourny